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Espaces22 : une « Petite maison » éphémère sur le Campus de Belval


Le projet « Petite maison », porté par l’Université du Luxembourg et initié par le Master en architecture, consiste à construire une maison éphémère selon un principe collaboratif à la fois novateur et créatif, sur le thème de la circularité. Cette architecture éphémère sera installée sur le Campus Belval, sur le parvis près du bâtiment de la Maison du Savoir. Lieu de rencontre, la « petite maison » sera aussi un lieu d’accueil et d’information pour les usagers du site, tant sur les activités de l’année culturelle que les activités récurrentes et ponctuelles du campus. En réseau avec d’autres lieux sur le thème de la circularité, la « petite maison», comme son nom l’indique, de taille réduite, sera construite par des architectes, des ingénieurs, des experts avec l’assistance de jeunes étudiants de l’Université de Luxembourg, en coopération avec des partenaires locaux et internationaux. Le thème de la circularité au sens large renverra à celui d’une culture résiliente. Concevoir et réaliser une petite maison innovante, en créant de toute pièce une communauté spécifique autour du projet, s’appuie sur un processus expérimental. Celui-ci sera documenté par un archivage continu et systématique, rendu public via un blog. Ce projet permettra ainsi de fédérer plusieurs communautés : des étudiants, des professeurs, des chercheurs mais aussi des usagers du quartier, des associations locales, des entrepreneurs, etc. 


http://www.masterarchitecture.lu/

Petite maison uni lu

 

Premier coup de pioche du Minett-Trail !

Avis aux randonneurs et aux amoureux de la nature : le balisage du sentier de randonnées du Minett-Trail  traversant les 11 communes luxembourgeoises Pro-Sud est lancé. Ce sentier exceptionnel de 90 kilomètres, initié par l’Office Régional du Tourisme Sud (ORT Sud), en collaboration avec MINETT UNESCO BIOSPHÈRE et le soutien du Ministère de l’Economie – Direction générale du Tourisme, reliera les lieux emblématiques de la région du Minett. Croisant trois sentiers nationaux existants depuis la fin des années 1930, le Sentier du Sud 1  (de Budersberg à Polvermillen), le Sentier du Sud 2  (de Rodange à Hellange) et le Sentier des mineurs  (circulaire, au départ de Lamadeleine), le Minett-Trail développera de nouveaux itinéraires. Il traversera ainsi différentes réserves naturelles de la région Minett, devenue une réserve de biosphère reconnue par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) en octobre 2020 et permettra aux marcheurs, petits et grands, de découvrir d’une manière unique, la région Sud. Il reliera notamment plusieurs mines de fer à ciel ouvert (p.ex. le « Prënzebierg – Giele Botter »), le Fond-de-Gras, et la réserve naturelle « Haard-Hesselsbierg-Staebierg », à Dudelange, mais aussi le nouveau quartier urbain de Belval, les centres de Pétange, Dudelange, des paysages forestiers, etc. 
Des gites insolites jalonnant le parcours permettront aux randonneurs de profiter d’un hébergement sur place. À la suite d’un concours d’architecte organisé par l’Ordre des Architectes et des Ingénieurs-Conseils (OAI), une ancienne maison de travailleur à Lasauvage, un wagon au Fond-de-Gras, la petite tour à l’entrée du Parc Merveilleux de Bettembourg, etc. seront rénovés pour y loger les marcheurs en 2022. Ce concours a notamment permis à chaque commune de choisir « son » architecte. Des manifestations culturelles seront programmées autour des gites insolites et sur le tracé du sentier, dans le cadre d’Esch2022. 


Post-scriptum :
Le saviez-vous ? 
Le Minett désigne la région Sud. 
La Minette désigne le minerai de fer de la région. 
Pour plus d’informations : https:// www.visitminett.lu

Minett trail dudelange

News des communes : Käerjeng

Du 22 février au 22 mars 2022, la commune luxembourgeoise de Käerjeng, qui s’étend sur 33,7 km2 et comprend 10541 habitants de 92 nationalités, sera mise à l’honneur à travers deux projets : le « Festival du feu » et « Meet the makers ». 
Le week-end des 5 et 6 mars 2022, le « Festival du feu » transformera la traditionnelle « fête des Brandons » (Buergbrennen)  par la création et la combustion de sculpture de feux inspirées du Land Art et des grands festivals américains que sont le « Burning Man » à Black Rock City  (Nevada)  ou le « Fire Arts Festival » d’Oakland (Californie). La traditionnelle « fête des Brandons » luxembourgeoise, qui célèbre la renaissance du printemps après l’hiver, invite les jeunes du village à collecter des matériaux combustibles auprès de fermiers pour constituer un bûcher. Après avoir défilé dans le village, le cortège des habitants et de visiteurs enflamme le bûcher à la tombée de la nuit. Aujourd’hui, les associations de jeunes La Féngiger Jugend et le Club des jeunes de Clemency perpétuent cette tradition.
Dans le cadre d’Esch2022, la « fête des Brandons » accueillera de véritables sculptures de feu constituées de troncs d’arbres sculptés et creusés, bois et paille, structures métalliques imbibées d’accélérateurs de feu, etc. Tels seront, entre autres, les matériaux lsublimés par une dizaine d’artistes du Luxembourg et de toute l’Europe pour créer des œuvres uniques. 15 jours avant le début du festival, les élèves des écoles de Käerjeng seront invités à participer à des ateliers créatifs dont le résultat sera présenté lors de ce week-end d’exception. Dans le cadre du festival, un cycles de conférences sera consacé aux coutumes ancestrales européennes destinées à « chasser » l’hiver et une bourse sera attribuée à un doctorant pour poursuivre ses recherches dans ce domaine. 
Du 18 au 20 mars 2022, un grand marché-salon de produits régionaux, « Meet the Makers », sera organisé, dans le cadre du projet « Man and Biosphere », déposé par le Parc naturel de l’Our, en collaboration avec l’administration communale de Kàaerjeng et le syndicat intercommunal Pro-Sud.   Cette manifestation mettra l’accent sur l’importance sociale et écologique de notre alimentation en présentant la diversité des produits artisanaux issus du terroir établis au Grand-Duché et dans la Grande Région. « Meet the Makers » favorisera ainsi le contact direct entre les producteurs, les habitants, les visiteurs et les professionnels des métiers de bouche. Cette initiative fait suite à une première édition « Meet the Makers » organisée dans le cadre de Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la culture 2007, aux Rotondes, dont le franc succès appelait une seconde édition. Ce projet s’inscrit également dans la stratégie « Man and Biosphere » du projet  « Minett Unesco Biosphere » dont l’un des objectifs consiste à réinventer la région du bassin minier autour de nouveaux produits identitaires tout en stimulant les mises en réseaux . En aval du marché de producteurs régionaux, différents projets pilotes, des tables-rondes et des discussions favoriseront les échanges entre les producteurs et les consommateurs sur des sujets tels que l’empreinte écologique sur notre alimentation, l’impact sur le paysage, le « Zéro Déchets », l’« assiette 0-km », etc.

Kaerjeng kaerjeng

Novi Sad également Capitale européenne de la culture en 2022


Novi Sad sera également Capitale européenne de la culture en 2022 ! En raison de la crise sanitaire actuelle, le Parlement européen et le Conseil ont décidé de reporter l’année du titre de Novid Sad, en Serbie, de 2021 à 2022. Ainsi, Novi Sad, la deuxième plus grande ville de Serbie, partagera le titre de Capitale européenne de la culture 2022 avec ses villes jumelles Esch et Kaunas, la deuxième plus grande ville de Lituanie. 


À l'approche de la Capitale européenne de la culture, Novi Sad travaille plus que jamais à la réalisation de sa devise du « The Beginning of New. Now » ! (« Début de la nouveauté. Maintenant ! »). De nouveaux lieux de culture sont créés, des programmes innovants conçus pour attirer un public diversifié sont lancés et de nouveaux processus culturels autour d'un thème commun, les « 4 New Bridges » (« nouveaux ponts »), sont mis en place.


« The Beginning of New. Now » ! 


Pour réaliser sa devise, Novi Sad a déjà dépassé le cadre fixé en termes stratégiques, programmatiques et productifs. Les résultats obtenus ont permis à la ville d'aller de l'avant. En 2019, les institutions culturelles de Novi Sad ont créé et adopté un plan culturel stratégique de 5 ans, faisant de Novi Sad une ville unique dans la région avec sa stratégie de développement culturel à long terme.

 
Pendant l'année de crise sanitaire, en 2020, la Capitale européenne de la culture Novi Sad a lancé des projets qui ont permis de diffuser en ligne leurs évènements culturels, ce qui a donné lieu à plus d'un demi-million de visites virtuelles des divers évènements artistiques  concerts, expositions, soirées du livre, spectacles, etc. Le Réseau des lieux  culturels, un modèle unique pour la culture à Novi Sad, avec 8 espaces nouveaux et rénovés destinés à des évènements culturels dans toutes les parties de la ville, a également été présenté aux citoyens de Novi Sad. La Capitale européenne de la culture a lancé la reconstruction, la construction et le développement de 40 000 mètres carrés d’espaces culturels à Novi Sad et dans ses environs. « Visit Novi Sad » (Visitez Novi Sad), une plateforme culturelle unique, a été lancée pour présenter les plus beaux atouts de la ville et son caractère multiculturel spécifique. 


Novi Sad 2022 basée sur l’idée des « 4 New Bridges » 


L’histoire de Novi Sad est étroitement liée à l’histoire de ses ponts, par une longue tradition. Dans le cadre du projet, les ponts seront utilisés pour relier les personnes, les programmes et les lieux qui sont essentiels pour influencer positivement l’identité culturelle de la ville. Les quatre ponts du programme « Love », « Hope », « Freedom » et « Rainbow » se déclinent en 8 arches de programmes différents au sein du projet (« Doček », « Second Europe », « Migrations », « The Fortress of Peace », « The Future of Europe », « Héroines », « Danube Sea » et « The Kaleidoscope of Culture ») et constituent le fondement du programme 2022. 
Explorez Novi Sad 2022 - la ville où la culture est un mode de vie ! 
Découvrez une ville harmonieuse, multiculturelle et accueillante qui invente de nouveaux standards. 
Suivez Novi Sad 2022 !


https://novisad2021.rs/en/

 

Rainbow bridge novi sad novi sad 1

« Je voudrais ancrer notre région sur la carte »


Thierry Kruchten est “ Head of Tourism, Mobility and Sustainable Development ” à Esch2022 depuis mai 2019. Né à Esch-sur-Alzette, il a grandi à Käerjeng, puis,  étudié la géographie du tourisme ainsi que la géographie économique et des transports à Trèves et à Cologne. Alors qu’il était encore en études, il est rentré dans sa région natale du sud du Luxembourg où il a ensuite effectué plusieurs stages dans différents domaines touristiques. Outre son activité de gestionnaire de la chaîne d’approvisionnement de Heintz van Landewyck SÀRL, il a aussi été responsable de la gestion de la mobilité interne. De plus, Thierry Kruchten est membre fondateur de la Société Luxembourgeoise de Géographie.


Bonjour Thierry. Sur quoi travailles-tu pour préparer le projet Esch2022 Capitale européenne de la culture ? 


Pour le moment, je travaille avant tout sur le marketing touristique de la région. L’un des projets principaux d’Esch 2022 est le voyage dans le temps à travers Belval via un voyage en bus des visiteurs, suivi par GPS, qui leur fera découvrir l’histoire et le quartier de Belval en réalité augmentée (VR). Cela permet d’être véritablement transporté dans le monde virtuel.
On est dans le bus et on voit comment le quartier a changé au fil des deux guerres mondiales, jusqu’aux années 1980. De plus, nous développons une application de réalité augmentée grâce à laquelle les visiteurs pourront visiter les destinations spécifiques de la région. Nous créons un guide touristique et un produit pour les circuits à vélo, et nous communiquons sur Esch et la région à l’étranger, c’est-à-dire sur les blogs de voyage, les réseaux sociaux et grâce aux supports de nos partenaires locaux et nationaux. Avec les communautés luxembourgeoises et françaises, nous travaillons déjà sur les possibilités de logements innovants dans la région – un exemple du tourisme frontalier.


Outre le tourisme, la mobilité est l’un de tes domaines principaux. Sur quoi travailles-tu actuellement dans ce domaine ?


On cherche à atteindre nos objectifs au niveau de la mobilité, en particulier à travers la promotion d’une mobilité douce qui soit durable, écologique et socialement acceptable. En outre, je travaille sur un concept de mobilité pour la cérémonie d’ouverture en février 2022, où nous devrons relever le défi d’accueillir plus de 30.000 personnes à Belval. Notre objectif commun : transporter le plus grand nombre de personnes possibles avec les transports en commun. Sinon, nous travaillons avec le studio klv berlinois sur un système de guidage de visiteurs élaboré pour Belval. Toutes ces activités font partie de nos efforts en vue de nos objectifs fixés de 2030, en termes du développement durable.


Belval est caractérisé par les constructions de l'industrie sidérurgique qui constituent le cœur d’Esch2022, l’année à venir. On dit qu’il reste beaucoup à faire. Que signifie Esch2022, pour toi, personnellement et pourquoi est-ce si important pour la région ?


J’ai grandi ici et à part mes études, j’ai passé les 30 premières années de ma vie dans la région. De plus, je suis fier de la région, de ses habitants, de la diversité et de la multiculturalité que l’on retrouve à chaque coin de rue. Dans la région, le tourisme n’est pas encore si développé et il s’agit de l’ancrer sur la carte, de montrer son unicité et d’améliorer ainsi la réputation du territoire. L’objectif consiste à transformer cette zone, autrefois caractérisée par l’industrie, en une région de tourisme intéressante, efficace et innovante.


Pour ceux qui ne connaissent pas encore la région : quelles sont les particularités de la région d’Esch2022 ? 


La région s’est toujours démarquée par son évolution historique et un changement constant, mais aussi à travers sa cohésion. Le sud du Luxembourg a longtemps été marqué par l’industrie sidérurgique. D’autre part, la plus grande réserve naturelle du pays se trouve ici, mais même dans le sud, la majorité des habitants ne la connaît pas. Ce paysage naturel est unique ; on voit des terrasses dont l’acier était autrefois extrait et comment l’homme a façonné la nature. Le sud est un melting pot de nations, cultures et traditions, ce qui donne à la région un charme particulier.
Dans la commune de Schifflange, l’ancienne industrie sidérurgique et la nature fusionnent en un panorama unique.


Qu’est-ce que la région a à offrir aux visiteurs et qu’est-ce qui rend cette région unique ?


Pour le tourisme, la région est importante en tant que paysage culturel. Elle porte d’ailleurs le label de l’UNESCO réserve de biosphère. Dans les villes, l’idée de l’Europe est omniprésente car, à chaque coin de rue trouve un bar portugais,  une petite boutique italienne ou encore une boutique indienne. Ici, de nombreuses cultures vivent à proximité immédiate. Les frontières ne sont pas perceptibles : à Rumelange, la frontière française traverse un parc et on ne remarque pas que l’on a changé de pays.


Comment la région d’Esch2022 s’est-elle développée, d’une ville industrielle sidérurgique en une Capitale européenne de la culture ?


La majorité de gens associe probablement le Luxembourg aux banques, cependant, Luxembourg était originellement une région relativement pauvre.  Au sud, il n’y avait presque rien jusqu’à la découverte du minerai de fer qui a favorisé le développement d’une  société multiculturelle. Il fallait des travailleurs dans l’industrie sidérurgique, et ils venaient en particulier du Portugal et d’Italie. À la fin de cette période d’industrie sidérurgique, la région s’est continuellement renouvelée, notamment par  la création de l’université. J’aime souvent comparer cette région avec la région de la Ruhr. L’histoire, l’amour du foot - il y a 400 kilomètres entre le Luxembourg et la région de la Ruhr, mais également la mentalité, sont similaires.


À quoi ressembleront, selon toi, le tourisme et la mobilité dans la région d’Esch en 2022 ?


Je pense qu’il est important d’établir la région comme destination attrayante pour les voyages urbains, non seulement sur le plan national, mais aussi à l’international, de créer de nouvelles offres et attractions et de renforcer l’identité régionale. Au niveau de la mobilité, il s’agit de promouvoir une mobilité douce moderne, par exemple à travers des panneaux cohérents, qu’ils soient pour les cyclistes, les piétons ou d’autres usagers de transport.


Tu viens de la région d’Esch. Que voudrais-tu montrer à quelqu’un qui visite la région pour la première fois ? 


Je recommanderais avant tout les sentiers de randonnée où on peut découvrir les vestiges de l’industrie sidérurgique. Cependant, la gastronomie est aussi intéressante, ce mélange de  cuisine traditionnelle luxembourgeoise et d’influences portugaises, italiennes, etc.


Comment cela se passe-t-il au niveau des partenaires avec lesquels vous travaillez dans le secteur du tourisme et de la mobilité ?


Nous travaillons en étroite collaboration avec la Direction générale du Tourisme et l’Agence de promotion nationale Luxembourg for tourism. L’Office Régional du Tourisme Sud (Luxembourg) est également concerné, ainsi que le Luxembourg City Tourist Office  et d’autres offices de tourisme du pays. Ces prochains mois, la collaboration va s’intensifier avec les responsables du côté français, tels que les communes, les ministères des transports, la Communauté de transports, ainsi que l’Administration des ponts et chaussées, pour n’en citer que quelques-uns.


Quand tu penses à la région après 2022, quelles impressions voudrais-tu laisser en termes du tourisme, de mobilité et de développement durable ?


La durabilité est prise en compte dans toutes ses dimensions. Ceci inclut un réseau touristique dont la région pourra bénéficier au-delà de 2022. Nous ne comptons pas faire de grandes constructions, pourtant nous voulons que tout ce que nous avons commencé soit permanent et que la région puisse en profiter.

Thierry kruchten esch2022


Zoom sur les projets : « Auguste Trémont en 2022 – Une rencontre revisitée »


Exposition à la Galerie Schlassgoart


Né en 1892, Auguste Nicolas Trémont est un peintre et sculpteur luxembourgeois, spécialisé dans la sculpture animalière. Après ses études à l’Ecole d’artisans de l’Etat à Luxembourg, il s’inscrit à l’Ecole nationale des Arts décoratifs et à l’Ecole nationale des Beaux-Arts à Paris. La Première Guerre mondiale le surprend lors d’une visite à Luxembourg. Auguste Trémont est bloqué au Grand-Duché et le maître de forges Aloyse Meyer l’engage comme dessinateur technique à l’usine sidérurgique de Dudelange. Ce travail lui donne l’occasion de perfectionner ses compétences techniques en dessinant aussi des ouvriers métallurgistes en action. À partir de 1919, Trémont s’établit de nouveau à Paris où il se spécialise d’abord dans les portraits, les paysages et les natures mortes. Ses thèmes s’orientent ensuite vers la peinture et la sculpture animalière alors qu’il visite régulièrement le Jardin des plantes et le Jardin zoologique. En 1927, Trémont participe au « Salon de la Sécession » à Luxembourg avec les artistes luxembourgeois avant-gardistes Kutter, Cito, Klopp, Rabinger et Schaack. En 1924, il réalise ses premières sculptures. La fin des années 1920 et les années 1930 seront des années très productives. C’est durant cette période qu’il exécute les deux grands lions qui ornent l’entrée de l’Hôtel de Ville de Luxembourg. Auguste Trémont rentre définitivement au Luxembourg en 1976.
L’exposition qui lui sera consacrée, de février à avril 2022 dans le cadre d’Esch2022, permettra en premier lieu de situer le travail et la personne de l’artiste dans l’environnement socio-culturel de Dudelange et de la région de la Minette au cours de la Première Guerre mondiale. Des tableaux et dessins réalisés sur la sidérurgie et ses ouvriers dans l’usine de Dudelange seront exposés dans la grande salle de la Galerie Schlassgoart. La suite de l’exposition mettra en exergue des points forts assortis de l’œuvre de l’artiste en tant que peintre et sculpteur animalier. Parallèlement, la conception permettra une interprétation contemporaine de l’œuvre : le sculpteur luxembourgeois Eric Schumacher participera à la scénographie en développant une intervention artistique résultant d’un dialogue personnel avec l’univers de Trémont. L’une de ses missions sera sans doute de présenter deux sculptures quelque peu hors du commun : deux lions qui constituent les modèles en bronze des lions marquant le Parvis de la Mairie à Luxembourg-Ville. Réalisés en 1932, une de ces deux sculptures a été offerte en cadeau à Sir Winston Churchill après la Deuxième Guerre mondiale, en guise de remerciement du peuple luxembourgeois à la Grande-Bretagne pour son engagement contribuant à la libération du Luxembourg. Nul doute que ces lions feront aussi l’admiration des plus jeunes auxquels seront consacrés des activités pédagogiques. Une publication de circonstance accompagnera l’exposition.


Projet de la Galerie Schlassgoart – ArcelorMittal
Commissaire d’exposition et réalisation : Paul Bertemes, mediArt
Historienne : Fanny Weinquin
Intervention artistique  contemporaine : Eric Schumacher
Partenaire de la  Galerie Schlassgoart : Nathalie Becker


Lieu :
Galerie Schlassgoart
Pavillon du Centenaire / ArcelorMittal

 

Finalisation de l’appel à projets

Sur les près de 600 projets soumis dans le cadre du grand appel à projets d’Esch2022, quelque 140 projets ont été définitivement retenus. Ces projets répondent aux critères clés de la Capitale européenne de la culture, parmi lesquels l’esprit d’innovation, une approche participative, une forte implication des citoyens, une dimension européenne et un impact durable pour la région d’Esch2022.

« Nous sommes conscients que tous ces chiffres se recouvrent des personnes, des groupes, des artistes, des associations et des individus qui ont consacré leur temps, leur énergie, leur enthousiasme et leur passion dans à la conception, à la rédaction et à la budgétisation de leurs propositions afin de participer à ce merveilleux projet citoyen qu’est Esch2022 », explique Françoise Poos, Directrice de la programmation culturelle. « Ce fut un grand plaisir pour nous de découvrir cette richesse d’idées, née de la volonté de chacun de s’impliquer dans la région d’Esch2022. Je tiens à remercier tous les porteurs de projets au nom de toute l’équipe pour leur contribution. »

Les 140 projets programmés en 2022 seront peu à peu communiqués au public, via différents canaux : lors de prochains petits-déjeuners de presse d’Esch2022, les porteurs de projets seront invités à prendre la parole pour présenter leurs projets. En outre, ils auront d’autres opportunités pour communiquer sur leurs projets, comme celui de la Nuit de la Culture 2022 organisée par la ville d’Esch. Le concept de ce projet participatif sera présenté au public le 5 novembre 2020 lors d’une conférence de presse.

 

Première résidence de la compagnie française KompleX KapharnaüM

Depuis 20 ans, la compagnie française KompleX KapharnaüM provoque des rencontres troublant la frontière entre spectateurs et habitants, entre espace scénique et sphère publique. À travers une lecture sensible de la ville, entre fiction et documentaire, son écriture opère un détournement de l’espace public où l’humain reprend ses droits. Équipe artistique pluridisciplinaire, KompleX KapharnaüM crée des interventions déambulatoires innovantes adaptées au contexte de chaque territoire. Ses dispositifs d’arpentage et d’amarrage dans la ville forment le socle des créations en tournée et projets dédiés.

Dans le cadre d’Esch 2022, la compagnie commence dès cet automne à repérer les lieux et à récolter le matériel de plusieurs « fouilles métaphoriques ». Celles-ci prendront forme au fil de plusieurs résidences basées sur l’« activation du tissu local » et donneront lieu à plusieurs restitutions ponctuelles, prémices d’une grande restitution en 2022.

Le public est chaleureusement invité à rejoindre la première résidence digitale de la compagnie sur live.kxkm.net, chaque soir, entre 19h et 20h, du lundi 30 novembre au vendredi 4 décembre 2020 


 « Nous souhaitons explorer le processus de la coulée sidérurgique de manière métaphorique, c'est-à-dire avec d'autres matériaux comme de la peinture. Cette peinture produira des tracés un peu à la manière de la sérigraphie sur des images d'archives. Ce procédé permettra d'interroger différentes périodes et de les partager avec le public. Plusieurs chercheur.ses du C2DH seront invité.es à intervenir, nous les interviewerons pour un éclairage sur ces images et également plus largement sur leur démarche. Ce processus aura lieu chaque jour de la semaine et sera remixé le samedi soir. Les toiles seront montrées lors d’un temps spectaculaire avec de la projection vidéo sur les façades. »

Dates : du lundi 30 novembre au vendredi 4 décembre 2020

Horaires : de 19h à 20h

 

Première rencontre avec les hauts-fourneaux   

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© Vincent Muteau

https://www.kxkm.net/kxkm-1

Radau Radar

de Nika Schmitt
Installation sonore, 2020

Durée de l’exposition : 05.12.2020 - 09.01.2021

Le bruit (« Radau » en allemand) est le matériau brut de l’artiste sonore Nika Schmitt. Les sons ont ceci de particulier qu’ils sont perçus de manière très subjective ; chacun d’entre nous ressent le bruit différemment. Avec Radau Radar, l’artiste modifie les résonances sonores dans un espace clos au moyen de surfaces physiques mobiles, de manière à les rendre audibles pour les visiteurs. L’idée de ce travail est né lors de sa résidence d’artiste sonic explore à Dakar, au Sénégal, et s’inscrit dans le cadre de ses recherches continues sur les phénomènes cycliques et répétitifs. Plus concrètement, avec ses installations cinétiques, Nika Schmitt examine les effets de stimuli rythmiques sur notre orientation spatiale et notre capacité d’estimation du temps.

Dans Radau Radar, elle donne à entendre un effet Larsen grâce à une série de haut-parleurs et de microphones disséminés dans l’espace d’exposition. La fréquence est sans cesse réfléchie et réalignée par une sorte de parabole rotative suspendue au centre de la pièce. Grâce à cette installation, la réverbération rencontre des situations changeantes à mesure qu’elle traverse l’espace, de sorte que la hauteur du son et la structure rythmique de la fréquence changent constamment. Différents types de microphones enregistrent les conditions acoustiques à des moments donnés et transmettent leurs signaux séparément et en temps réel à différents haut-parleurs. Le visiteur entend une sorte de « rumeur » qui évoque le jeu d’enfants connu sous le terme « téléphone arabe » ou « passe-parole ». Le changement des sources sonores, les reflets de lumière en mouvement et les éléments mobiles forment une composition spatiale qui redéfinit l’expérience acoustique et visuelle du lieu.
 

Nika Schmitt expérimente avec le son, la lumière et des matériaux animés au moyen de dispositifs mécaniques. Alliant complexité et subtilité, ses dispositifs multiplient les allusions au quotidien, qui est au cœur de son travail.

www.schmittnika.com

Nika Schmitt

Née en 1992 au Luxembourg, Nika Schmitt vit et travaille à Rotterdam (NL). Artiste audiovisuelle indépendante depuis 2017, elle termine actuellement un Master of Music à l’ArtScience Interfaculty à La Haye (NL). Au terme de ses études secondaires en 2012, elle enchaîne les voyages et les expériences de travail avant d’entamer un Bachelor of Fine Arts à la Maastricht Academy of Fine Arts and Design (NL) en 2013. Ses projets in situ et son travail de recherche sur la Biennale d’art contemporain au Sénégal – Dak’Art en 2016 l’aident à définir sa propre orientation artistique. La même année, elle rejoint le groupe de musique expérimentale Otomax en tant que chanteuse et fonde la ligne de vêtements « Dominik » avec deux collègues artistes, Mike Moonen et Don Possen. En juillet 2017, elle conclut son Bachelor of Fine Arts et reçoit le Gilbert de Bontridder Prijs, tout en participant à plusieurs expositions, parmi lesquelles Artspotting à la DNB Amsterdam et Fresh Cacao à De Cacaofabriek à Helmont (NL). Elle obtient le prix Sonotopia pour les installations d’art sonore en 2018, qui sera suivi de l’exposition personnelle locus motus à la Fabrik 45 à Bonn (DE). En 2019, elle expose l’installation sonore Echotrope à la Philharmonie Luxembourg et safe&sorry pavillon au Kirchberg, dans le cadre du festival rainy days. Elle participe actuellement à l’exposition de groupe Bâtiment 4 organisée par le collectif d’artistes CUEVA à Esch-sur-Alzette, à l’exposition des projets du collectif Dominik à Maastricht (NL) et à une exposition de groupe à Automat à Sarrebruck (DE).

Nika Schmitt : Radau Radar, installation sonore, 2020

Lieu :
Annexe22
Place de la Résistance (Brillplaz)
Esch-sur-Alzette

Du 05.12.2020 au 09.01.2021

Je/Ve : 14-18h

Sa/Di : 11 – 18h

Fermeture les jours fériés


Jazz immersif au Socle C

Les hauts fourneaux de Belval, qui sont les deux derniers hauts fourneaux du Grand-Duché de Luxembourg, témoignent d’une époque importante de l’histoire du pays. Inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Sites et Monuments Nationaux en juillet 2000 en tant que patrimoine national culturel à préserver, ces espaces sont en partie ouverts au public et s’inscrivent dans le fantastique projet urbain de Belval.

Le haut fourneau C, éteint le 19 janvier 1995, a été démonté et vendu en Chine en 1996. La fondation du Haut Fourneau C – dite « Socle C » – est un vestige industriel en béton qui offre, par son espace central de 14 mètres de diamètres doté d’une scène, de merveilleuses opportunités pour y programmer, entre autres, des concerts et d’autres manifestations culturelles. Situé à 1,7 mètres du niveau urbain, cet espace insolite sera accessible par une passerelle et des marches d’escalier, respectivement par une rampe adaptée aux personnes à mobilité réduite.

Durant l’été 2022, le public pourra notamment y vivre une expérience immersive unique, proposée par les musiciens de jazz luxembourgeois du Reis-Demuth-Wiltgen Trio et l’artiste multimédia Émile V. Schlesser. Sur une scène à 360 degrés, au milieu des spectateurs, le pianiste, le contrebassiste et le percussionniste exploreront le phénomène de la « synesthésie » en associant leurs propres compositions de jazz, créées pour l’occasion, aux paysages sonores ambiants en 3D de l’artiste visuel.

www.reisdemuthwiltgen.com

www.emilevschlesser.com


Rumelange

« commune du mois » du 22 octobre au 21 novembre 2022

Une ville où authenticité rime avec innovation collaborative

Située à la frontière française, la ville luxembourgeoise de Rumelange était, jusqu’à la fermeture de la mine en 1978, une ville dédiée à cette activité. Pour faire face aux récentes mutations, la municipalité a initié un projet sociétal d’envergure visant à relever les nouveaux défis. Ainsi, cette ville moderne, ouverte et dynamique est résolument orientée vers le futur, tout en valorisant son passé. Deux lieux incontournables symbolisent cet ancrage dans le passé et cet élan vers l’avenir : le Musée national des mines et le Site Albert Hames.

Le Musée national des mines permet aux visiteurs de vivre une expérience unique dans les galeries. Le musée a été fondé en 1973 par un groupe d’anciens mineurs pour commémorer l’exploitation minière dans le sud du Luxembourg, documenter la production de minerai de fer et promouvoir le tourisme dans la région. Le visiteur peut ainsi entrer dans les anciennes galeries dans un wagon de mine, poursuivre à pied la visite des galeries moins accessibles et découvrir les techniques d’excavation de l’époque. Pour plus d’informations sur le musée et la réservation des visites des galeries, consulter : http://www.mnm.lu. Enjoy !

Les maisons et l’atelier du sculpteur Albert Hames (1910-1989), acquis par la Ville de Rumelange en 2018, font l’objet d’une fantastique réhabilitation basée sur un nouveau concept ciblant le tourisme créatif. La maison d’habitation du sculpteur défunt (numéro 16A) et son atelier seront ouverts au public en 2022 et les autres maisons, transformées en chambres d’hôtes, seront finalisées après 2022. Le projet Rëm.xx, réalisé dans le cadre d’Esch2022, greffé sur le lancement du site Albert Hames, déclinera trois champs d’action, parfois sous forme de projets interconnectés : personnes (Rëm.People), patrimoine (Rëm.Heritage) et art (Rëm.Art). Ainsi, le futur site Albert Hames, hébergement touristique ouvert toute l’année, se distinguera par une approche multifonctionnelle unique en son genre, tant au niveau de l’aménagement de l’espace que de la programmation du lieu, voire de l’expérience proposée. Les résidences d’artistes et la création artistique contemporaine seront au cœur de cette expérience touristique immersive.

Bienvenue à Chemnitz, prochaine ville allemande Capitale européenne de la culture en 2025 !

Trois villes allemandes ont déjà été capitales européennes de la culture : Berlin en 1988, Weimar en 1999 et Essen pour la Ruhr en 2010. Au terme d’une procédure de pré-sélection et de sélection, le comité composé de 12 experts indépendants a rendu son verdict en départageant les cinq villes finalistes encore dans la course : Chemnitz, Hanovre, Hildesheim, Magdebourg et Nuremberg.

Parmi les objectifs entrant dans les critères de sélection figurent la contribution à long terme à la stratégie culturelle de la ville, le contenu artistique et culturel, la dimension européenne, le management, et la capacité à mener le projet. S’assurer que la Capitale européenne de la culture est fondée sur un projet de transformation à long terme de sa vie culturelle et non un festival ponctuel est également l’une des priorités.

Ce sera finalement : Chemnitz, ville située dans l’Ouest de la Saxe.

La candidature de Chemnitz a été menée sous la devise « Aufbrüche. Opening Minds. Creating spaces ». S’appuyant sur son histoire, faite d’une série de changements majeurs, la ville souhaite tirer parti, avec l’Europe, des fractures et des contradictions de son passé, et évoluer vers l’unité dans la pluralité, et une nouvelle identité axée sur l’avenir. La candidature intègre 24 municipalités environnantes. Cette coopération conduira à l’élaboration d’une stratégie pour l’ensemble de la région. Chemnitz entend se réinventer, en tant que laboratoire urbain de renouveau européen.

https://chemnitz2025.de/en/news/homepageteaser/chemnitz-will-be-european-capital-of-culture-in-2025/

Félicitations au Syndicat Pro-Sud et à la Région Sud, tout juste labellisés "réserve de biosphère" par l’UNESCO !

Le 28 octobre 2020, la région de la Minette est devenue une réserve de biosphère reconnue par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Le Luxembourg participe donc désormais au programme scientifique MAB lancé dans les années 70. Il s’agit de promouvoir la conservation de la biodiversité et le développement durable basés sur la participation citoyenne, l’éducation et la recherche.  Début 2020, les réserves de biosphère étaient au nombre de 701 répartis dans 124 pays. Grâce au réseau mondial, elles échangent et partagent leurs expériences et leur savoir-faire.

Pour la région, l’obtention de ce label est avant tout une belle reconnaissance. Les onze communes du syndicat PRO-SUD ont, de par leurs initiatives, toujours cherché à valoriser, encourager et développer les actions originales et novatrices qui améliorent les modes de vie de ses habitants, tout en préservant la nature environnante. Ce label de l’UNESCO n’est pas seulement un honneur, mais aussi un défi.

Tous en route pour construire un futur durable et prospère !

Plus d'infos sur https://mub.minett-biosphere.lu/

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